Prochain atelier à Paris : jeudi 8 octobre au Kawaa Daumesnil

Novembre 2019

Le jour où tout a basculé


J’ai découvert ma première plaque de pelade. Un petit trou, à peine plus grand qu’une pièce de deux euros. Rien d’inquiétant en apparence. En un mois et demi, j’avais perdu la totalité de mes cheveux. Puis mes cils, mes sourcils, toute ma pilosité.

Le corps médical n’avait pas vraiment de réponse à me donner : l’alopécie est une maladie auto-immune, sans traitement garanti, sans accompagnement psychologique pour la traverser. Alors j’ai dû apprendre, seule puis entourée, à me tenir debout dans un corps qui ne ressemblait plus à ce que je connaissais de moi. À redéfinir ce qu’être féminine voulait dire pour moi, sans avoir à me cacher.

Ce combat, je l’ai gagné une première fois : mes cheveux ont fini par repousser. Puis, quelques années plus tard, tout est reparti : plus lentement, mais tout aussi profondément. Deux fois, mon corps a tout arrêté. Deux fois, il m’a forcée à m’arrêter aussi.

Portrait Margaux Bourdois

La traversée

Ce que mon corps essayait de me dire

C’est pendant cette traversée que j’ai commencé à chercher ailleurs que dans les traitements classiques. Sophrologie, hypnose, naturopathie, magnétisme, soins énergétiques, kinésiologie : j’ai presque tout testé, dans un vrai travail d’introspection pour comprendre ce que mon corps cherchait à me dire. Je me suis aussi fait accompagner par une psychologue, pour aller chercher du côté de mes schémas, de mes fonctionnements profonds.

C’est la kinésiologie qui, la première fois, a permis de relancer ma repousse. Une évidence s’est imposée à moi, doucement : mon alopécie n’était pas un accident. C’était une alerte. Mon corps me demandait de ralentir, de prendre du temps pour moi, d’apprendre enfin à l’écouter.

2023 — 2024

Ma reconversion

Quand tout est reparti une seconde fois, en 2023, j’ai replongé dans ce même travail d’introspection. C’est là que j’ai compris que je n’étais plus alignée dans mon quotidien, que je n’étais plus à ma place dans mon travail.

En mars 2024, j’ai suivi ma première formation en kinésiologie — et elle m’a confirmé que j’allais vers la bonne voie. Peu après, j’ai démissionné de mon poste de cheffe de projet e-commerce, après dix ans dans le digital, pour me former pleinement aux thérapies qui m’avaient moi-même remise debout.

Depuis fin 2025, mes cheveux repoussent, lentement mais sûrement.

Margaux Bourdois

« Rien n’arrive par hasard : mon corps a été un messager qui m’a ramenée vers une reconnexion profonde. »

Margaux Bourdois

Mon rôle n’est pas de faire à votre place, mais de créer un espace de confiance où le dialogue avec vous-même peut enfin avoir lieu.